vue de l'exposition de La belle caporal Luc Aubort & Didier Rittener à la galerie Xippas.

Final countdown pour…


Le mois de mai touche bientôt à sa fin, et grâce aux ponts vous avez pu partir en vadrouille. Résultat des courses vous avez profité pleinement de vos weekends, mais niveau expositions vous vous sentez un peu largués ?

Papotart vient à votre secours avec une sélection de galeries et fondation à visiter dans les 7 à 15 prochains jours. C’est partie pour la session rattrapage !

B.O.D.I.E.S Emilie DING

vue de l'exposition B.O.D.I.E.S d' Emilie DING la galerie Samy Abraham

Vue de l’exposition B.O.D.I.E.S d’ Emilie DING la galerie Samy Abraham

La galerie Samy Abraham présente jusqu’au 4 juin les derniers travaux d’Emilie Ding. Déjà repérée pour ses œuvres proches de l’Op’art sans en être partie, l’artiste, cette fois rempli l’espace de la galerie avec des sculptures.

Il semblerait qu’un violent choc ait provoqué la rencontre fortuite d’éléments opposés, le béton dialogue avec le bois et le feutre avec l’acier. Il s’en dégage une atmosphère ambiguë, on ne saurait dire si la nature est dominée par les matériaux manufacturés ou bien l’inverse. La finesse avec laquelle sont traitées les pièces vient alléger l’ensemble, il en émane une ambiance de ruines, presque romantique.

Galerie Samy Abraham, 43 rue Ramponeaux Paris 20
-> Jusqu’au 4 juin

La belle caporal Luc Aubort & Didier Rittener

Vue de l'exposition de La belle caporal Luc Aubort & Didier Rittener à la galerie Xippas.

Vue de l’exposition de La belle caporal Luc Aubort & Didier Rittener à la galerie Xippas.

Une autre rencontre s’opère ici, il s’agit de personnes cette fois, les deux artistes. Luc Abort et Didier Rittener ont travaillés ensemble pour cette exposition « conçu[e] comme un dialogue entre œuvres, matériaux et références ».
Pourquoi est-ce qu’on y va ?

Pour les dessins de Didier Rittener, dont la simplicité de l’accrochage permet d’en admirer pleinement la beauté. Le processus de création étant par ailleurs révélé, les pistes se brouillent, où est l’œuvre ? Dans le processus de création ou bien dans le résultat final.

C’est aussi pour les œuvres de Luc Aubort qu’il faut se rendre rapidement à la galerie Xippas, entre toiles et sculptures, l’artiste puise dans un répertoire de matériaux et de formes infini dont il ressort des choses bien intrigantes. Libre à vous d’en imaginer l’utilité, l’histoire, la raison d’être. On se retrouve malgré nous dans la posture d’un anthropologue face à la découverte d’objets appartenant à une civilisation jusque-là inconnue, une aventure délicieuse.

Galerie Xippas, 108 rue Vieille du Temple Paris 3
-> Jusqu’au 4 juin

 

Elysée Palace Pierre Paulin

Vue de l'exposition Elysée Palace Pierre Paulin à la galerie Jousse Entreprise

Vue de l’exposition Elysée Palace Pierre Paulin à la galerie Jousse Entreprise

Et parce qu’à Papotart on a l’esprit ouvert et l’œil à l’affût pour toutes les formes d’art, on vous suggère aussi de vous rendre à la galerie Jousse Entreprise avant le 11 juin. Poussez les portes du 18 rue de Seine et vous aurez (presque) l’impression d’entrer à l’Elysée.

En effet, c’est une partie du mobilier conçu par Pierre Paulin pour meubler la demeure présidentielle qui est présentée ici. Les formes organiques des fauteuils, tables, sofas et autres éléments sont particulièrement agréables à voir. On s’abstient à grand regret d’en évaluer le confort. C’est un véritable voyage dans le temps qui commence et on vous suggère fortement de le poursuivre au Centre Pompidou où vous avez jusqu’au 22 août pour explorer en profondeur l’univers du designer français grâce à l’exposition « Extra-Paulin ».

Galerie Jousse Entreprise, 18 rue de Seine Paris 6
-> Jusqu’au 11 juin

 

Une petite dernière pour la route ?

Daido Tokyo Daido Moriyama

Au rez-de-chaussée de la fondation, le photographe contemporain japonais nous emmène à Tokyo, dans le quartier de Shinjuku. Vibrant et intense sont les adjectifs pour qualifier ses clichés. Loin de la photographie documentaire, c’est un portrait véritablement authentique de la ville que présente Daido, à base de photographies prises sur le vif, de cadrages instinctifs et de plans rapprochés. L’accrochage est audacieux, si bien que l’on croirait déambuler dans la ville.

 

Cali clair-obscur Fernell Franco

Au sous-sol, c’est un autre univers qu’il vous est donné à voir toujours par le biais de photographies. Fernell Franco nous raconte Cali, la ville où il a vécu et réalisé de nombreuses séries d’images présentées selon leurs thématiques propres. Ce vaste panorama du Mexique des années 60 à 80 nous fait voyager dans le temps et l’espace. Dans la dernière salle on retrouve deux autres artistes latino-américains rendant hommage au photographe, dont Oscar Munoz, avec une œuvre réalisée spécialement pour l’exposition, ce serait dommage de passer à côté.

Fondation Cartier, 261 boulevard Raspail Paris 14
-> Jusqu’au 5 juin

Vous voilà donc parés pour les prochains jours à venir, bonnes découvertes et à bientôt !

Article écrit par Capucine Daguet