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Jeudis Arty : Ceci n’est pas une chasse au trésor

Jeudi 1er juin Papotart s’associe au Jeudis Arty
pour un jeu de piste nocturne dans les galeries Parisiennes.

Mais au fait c’est quoi les Jeudis Arty ?

Cette association parisienne vous ouvre les portes des galeries d’art pour une nocturne exceptionnelle. Au programme ce sont plus de trentaine de lieux qui vous accueillent de 18h à 22h.

Des vernissages, des performances, des visites guidés, des rencontres avec des artistes et  2 super jeux de piste made in Papotart.

Télécharger le programme de cette nouvelle édition et inscrivez-vous à l’évent facebook

 

Une fois votre parcours dans les galeries achevé, on ne s’arrête pas là !

Vous avez rendez-vous à la « Arty Party », au Carreau du Temple, pour de nouvelles découvertes : installations immersives et performances audacieuses vous attendent pour une soirée sur le thème « Des bruits qui courent  ».Les Jeudis arty - des parcours, des médiateurs, un soirée : Arty Party

Bien sûr Jeudis Arty, c’est aussi toute l’année des visites guidée, des coups de cœur arty-stiques et chaque jeudi un webzine pour découvrir un artiste hallucinant.

 

Alors cette chasse au trésor qui n’en est pas une,
c’est quoi au fait ?

Vous connaissez peut-être déjà nos jeux de piste ?
Pour les Jeudis Arty, Papotart a conçu un parcours spécial nocture,  « Ceci n’est pas une chasse au trésor » vous emmenera visiter 4 galeries à votre rythme.

Une visite immersive et participative pour faire connaissance avec des artistes et se laisser séduire par des œuvres méconnues.
Que vous soyez passionnés d’art ou simplement curieux, vous recevrez un livret qui vous guidera tout au long de la partie.
Aucune connaissance spécifique n’est nécessaire, seul votre désir de découverte est essentiel.

Bien sûr un jeu de piste c’est plus sympa à plusieurs, n’hésitez pas une seconde, VENEZ EN GROUPE !

Top départ !

Rendez-vous à 19h et 19h30
Au bar du Carreau du Temple,
2 rue Perrée dans le 3e arrondissement
.

 

 

Les Jeudis arty - Jeudi 1er juin 2017 18h -22h

Nouveau jeu de piste : O’musée

Et si on visitait un musée autrement, en s\'amusant un peu ?

Nous vous avons emmené dans les galeries d\'art contemporain, il est maintenant temps de se frotter aux musées avec un jeu de piste tout nouveau.

Entre le jeu de piste et le parcours artistique, Papotart vous propose de partir à la découverte du Palais de Tokyo comme vous ne l\'avez jamais vu.  Ce sera culturelle, dynamique et surtout participatif.

Alors si vous êtes un peu curieux, visiteurs de passage ou encore passionnés d\'art,
venez nous rejoindre (c\'était la dernière session : JEUDI 6 AVRIL 2017 à 18h00 au Palais de Tokyo )

Prix du billet du musée  à payer en plus à l\'entrée du musée


flag-afcAu départ
Chaque équipe reçoit un livret qui les guidera tout au long du parcours.


boussole-afcC’est parti !
Dans le musée, les nouveaux aventuriers suivent les indices laissés par Papotart.


tresor-afcÀ l’arrivée
Chacun échange ses impressions, l’équipe Papotart donne quelques derniers éléments de médiation avant de désigner l’équipe la plus assidue qui remporte le trésor.


Infos pratiques

Quand ?
26 avril à 19h00
(vous pouvez arrivez jusqu'a 19h30 - si vous nous le précisez par message)

Ou ?
Devant le Palais de Tokyo
13 Avenue du Président Wilson

Comment jouer ?
Vous pouvez faire le parcours en loup solitaire ou former une équipe (5 participants max.). Au début du jeu, nous vous remettons votre carnet de bord, ensuite vous partez en toute autonomie, c’est à vous de jouer ! Nous nous retrouvons tous ensemble à la fin pour échanger sur votre parcours. Un prix est remis à l’équipe la plus assidue.

Combien de temps ?
Prévoyez 3h environ pour cette aventure.

Réservation et tarif ?
Pour participer vous pouvez réserver et payer via notre formulaire weezevent ou réserver par email à contact@papotart.com et payer le jour J en espèces, chèques ou chèques-vacances.
(prix du billet du musée  à payer en plus à l'entrée du musée)

  • Tarif plein : 8€ 
  • Groupe : 6 € (à partir de 3 personnes)
  • Petit budget  : 4€
  • -25 ans, étudiants, personnes affiliées à la Maison des artistes, adhérents des institutions partenaires et visiteurs du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

Pour qui ?
Que vous soyez passionnés d’art ou simplement curieux, Au fond de la cour s’adresse à tous, aucune connaissance spécifique n’est nécessaire, seule votre curiosité compte

Aucune connaissance artistique n’est nécessaire, seule votre curiosité vous sera essentielle pour compléter ce parcours.

Lieu de départ

 

Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson 75116 Paris

Métro : Ligne 9, stations Iéna et Alma Marceau
Bus : Lignes 32, 42, 63, 72, 80, 82, 92
RER : Ligne C, Station Pont de l’Alma

Vous avez une question ?

contact@papotart.com
07 68 57 46 10


Discorde, partie 2 : Les performeurs

Le 16 février de 19h à 22h une dizaine de performeurs se sont produit au 100ecs  pour une soirée performance autour de l'exposition Discorde avec 7 performances autour de la notion de conflit.

Parfois sensible et poétique, d'autres fois violent, physique ou ironique chacun a montré une facette des conflits qui parsèment notre monde.

Avec la participation de : Baptiste Da Silva, Sura Haarp, Annie-Claire Alvoët , Kyoo Seok Choi, Eun Young Lee, Farid Ayelem Rahmouni & Arthur Zerktouni, Laurent Odelain.

 

Photos des performances

Sura Haarp, performance Peace offering

Sura Haarp, Peace offering - Ventes de balles de kalachnikov en chocolat. – à Le 100 ECS Crédit photo : Tonino Rizzo boyce - https://toninorb.wordpress.com/

Sura Haarp

Peace offering - Ventes de balles de kalachnikov en chocolat

« Peace Offering » est une pièce performative satyrique qui renvoie à la guerre, à la vente d’arme légale (La France étant le deuxième plus grand vendeur d’armes), armes retrouvées dans de nombreux conflits et aux mains de terroristes. C’est durant la fameuse « trêve de Noël », période à la fois de réjouissances familiales, et de consumérisme exacerbé, que l’artiste organise la vente de balles de Kalachnikov en chocolat. La vente est à but lucratif, « comme tout trafic d’armes qui se respecte » nous indique-t-il. Les balles sont par ailleurs vendues à l’unité, bien qu’il s’agisse de munitions de fusils de rafale. A-t-on besoin de plus d’une balle pour donner la mort à un homme ? Le matériau alimentaire propose de manière grinçante de consommer ces outils de la mort. Non dénuée de dérision, l’artiste accompagne chaque balle vendue d’un poème de Mikhaïl Kalachnikov.

Baptiste Da Silva, performance Patin couffin

Baptiste Da Silva, performance Patin couffin pour l'exposition Discorde – à Le 100 ECS. Crédit photo : Tonino Rizzo boyce - https://toninorb.wordpress.com/

Baptiste Da Silva

Patin couffin

Dans cette performance, Baptiste Da Silva illustre métaphoriquement la gestion des conflits, petits ou grands. Un fil rouge comportant plusieurs nœuds passent entre ses mains qui lentement, dénouent ces nœuds. Une chandelle se consume près de l’artiste, marquant une unité de temps durant laquelle procède la performance. Ainsi cette chandelle rappelle-t-elle philosophiquement l’inscription des solutions aux conflits dans la durée, et le manque d’immédiateté par lesquelles les situations difficiles se dénouent. Mais la lumière d’une bougie est un symbole très puissant qui évoque par ailleurs l’espoir, la prière, le recueillement souvent convoqués en temps de conflit.

Annie-Claire Alvoët, S'il vous plaît dessine-moi un Loup

Annie-Claire Alvoët, performance S'il vous plaît dessine-moi un Loup pour l'exposition Discorde – à Le 100 ECS. Crédit photo : Tonino Rizzo boyce - https://toninorb.wordpress.com/

Annie-Claire Alvoët

S'il vous plaît dessine-moi un Loup

Telle une partie d’échec, le premier duelliste commence un tracé, le second lui répond de la manière la plus pertinente et le plus rapidement possible. On assiste alors à un véritable ping-pong dessiné où l’on se rend coup pour coup, bleu pour rouge, mat pour brillant, peinture pour collage, écriture pour décalcomanie, tout est permis ! Dans cet affrontement on comprendra ce que peut être un argument, un développement, une parade dans l’univers pictural. Les associations d’idées, les estocades purement formelles seront des coups de maître. Prêts à relever le défi ?

Eun Young Lee, performance Kim Chi Neutral (recette contre la peur)

Eun Young Lee, performance Kim Chi Neutral (recette contre la peur) Crédit photo : Tonino Rizzo boyce - https://toninorb.wordpress.com/

Eun Young Lee

Kim Chi Neutral, (recette contre la peur)

L’artiste sud-coréenne propose dans cette performance la recette d’un Kim Chi, un plat traditionnel de la du Corée Nord et Sud. Mais dans les ingrédients choisis entre « 150 à 200g des articles journalistiques en papier cru », « les articles barbares qui vous font trembler ou qui vous font jubiler » ou encore « 1 photo de boom nucléaire ». Car il s’agit en réalité d’une « recette culinaire contre la peur », pour laquelle seront déchirées, frappées et cuites des images médiatiques. L’origine de l’artiste prend ici une importance cruciale car elle renvoie à l’utilisation des images à des fins de propagande et de conflit tacite entre les deux pays frontaliers. Ces images incitant à la peur, ou les articles renvoyant plus largement aux conflits mondiaux sont alors cuisinés, du cru vers le cuit, comme une première étape de digestion de ces violences, au cours d’une performance aux gestes exutoires.

La recette : 
1. La scène est préparée par un réfrigérateur, une table solide, des outils culinaires
2. La lumière projette vers le réfrigérateur et la table
3. Le commencement des gestes comme l’acte de cuisine;
- ouvrir le réfrigérateur
- où l’installation dans le frigo (des chairs de viande et des sculptures ; les ingrédients)
- prendre les ingrédients dans le frigo pour la performance
- réalisation des gestes codifiés, répétés jusqu’au l’épuisement des ingrédients (viande et journaaux à papiers) en devenant des pâtes
4. mélanger les pâtes et les sculptures
5. se habiller en pâte
6. se mettre au frigo

Afour Rhizome, performance Un artiste de la faim

Afour Rhizome, Un artiste de la faim, une performance pour l'exposition Discorde au 100 ECS. Crédit photo : Tonino Rizzo boyce - https://toninorb.wordpress.com/

Afour Rhizome

Un artiste de la faim

La réflexion des artistes sur le statut, la définition, l'acceptation ou l’objectif de leur métier d’artiste est une thématique qui a de tout temps touché les créateurs de toutes les catégories, des arts plastiques, de la littérature, du cinéma, du théâtre, etc. « Un artiste de la faim » est une nouvelle de Franz Kafka de 1922 dans laquelle le geste artistique d’un homme est une capacité à survivre sans s’alimenter durant une période très longue. Pour prouver la bonne foi de cette performance avant l’heure, l’artiste de la faim est enfermé dans une cage et exposé tel un animal de zoo aux spectateurs, tandis que la situation devient insidieusement absurde… Pour cette performance, Afour Rhizome a créé une cage à l’image de celle imaginée par Kafka, dans laquelle l’artiste s’enferme le temps de lire la nouvelle de l’auteur tchèque. Il s’agit de rejouer un enfermement psychologique, propice à l’introspection, et nécessaire à la réflexion sur la notion d’ « artiste ».

Axel Roy et ses assistants pour la performance Advancing Duets

Axel Roy et ses assistants pour la performance Advancing Duets dans l'exposition Discorde au 100ecs le 16 février 2017 Crédit photo : Tonino Rizzo boyce - https://toninorb.wordpress.com/

Axel Roy,
en collaboration avec Roland Charbonnier, Emmanuelle Charpin et Bruno De Oliveira

 Advancing Duets

Le titre de la performance fait expressément référence au travail de Trisha Brown leaning duets, réalisé en 1970, dans laquelle deux performeurs s’entravent l’un l’autre, car ils sont liés, et ne peuvent alors avancer que l’un avec l’autre. Le geste simple qui est réalisé dans cette performance repense l’action d’avancer, action normalement effectuée de façon individuelle, nécessitant cette fois un équilibre et une synchronisation des forces des deux corps. Dans la performance d’Axel Roy, deux performeurs déplacent des tables tandis que deux autres se déplacent un au dessus, et un au dessous de chaque table. En plaçant la table au centre de ses déplacements, l’artiste questionne l’objet « socle », présent à la fois dans les espaces muséaux pour présenter des objets et dans les espaces scéniques afin d’y montrer une production théâtrale ou dansée.

Arthur Zerktouni et Farid Ayelem Rahmouni, performance IN VITRO

Arthur Zerktouni et Farid Ayelem Rahmouni, performance IN VITRO au 100 ECS le 16 février 2017. Crédit photo : Tonino Rizzo boyce - https://toninorb.wordpress.com/

Arthur Zerktouni et Farid Ayelem Rahmouni

IN VITRO

Séparés par une vitre, deux performeurs tentent de s’embrasser. Les bruits de leurs lèvres, de leur souffle et gémissements sont soumis à un traitement informatique et amplifiés à un volume très élevé, presque insoutenable. La notion de couple, synonyme d’intimité, et le titre « In vitro » évoque  le confinement d’un incubateur. Cette intimité est cependant contrebalancée par la présentation de cette scène en public et l’expansion dans l’espace de leurs bruits de bouche. La performance rejoue les tensions que comporte le couple, tiraillé entre l’intimité et le public. Il s’agit bien de l’opposition entre la fusion des êtres et l’impossibilité de la rencontre dans le conflit, de l’individuel au duel…  sans être tout à fait dénué d’humour.

Exposition Discorde du 3 février au 3 mars
Soirée performance jeudi 16 février (19h -22h)

Le 100ecs (Établissement Culturel Solidaire)
100, rue de Charenton -75012 Paris

 


Discorde, partie 1 : Les exposants

Inauguré vendredi 3 février l’exposition “Discorde” présente 9 artistes venus de toute la France dans une exposition collective qui explore la diversité des conflits petits ou grands qui parcourent nos vies.

Dans un climat politique tendu, où la frustration d’impuissance et la fureur se colle à vous.
Au delà des conflits sociaux, il y a tous ces tracas personnels qui nous rongent. Ceux liés à notre physique et ceux qui touchent notre âme. On doute, on se déteste, on se contredit en basculant d’incertitude en certitude jusqu’à perdre pied. Ici, vous embarquez dans un voyage composé de subtilités passant de la violence festive à la surveillance en “haute visibilité”.

Exposition avec : Cyrielle Tassin, Guillaume Lo Monaco, Mégan Laurent, Laurent Odelain & Emma Perrochon, Danielle Gutman Hopenblum, Maxime Lemoyne, Vincent Prieur, Stefano Perobelli

Photos du vernissage

Cyrielle Tassin, Cocktail Molotov, exposition DISCORDE au 100 ecs,

Cyrielle Tassin, Cocktail Molotov, exposition DISCORDE au 100 ecs Crédit photo : Priscilla Trabac

Cyrielle Tassin

Cocktail Molotov, 2017

Le cocktail Molotov est le nom donné à une arme incendiaire composée d’une bouteille en verre remplie d’alcool inflammable, dans le goulot de laquelle est placé un tissu qui sera enflammé. Mais le Cocktail Molotov de Cyrielle Tassin n’est pas exactement du même acabit. Il s’agit d’un kit, avec bouteille de champagne neuve, non ouverte, mais sans étiquette et noire comme une bombe, avec un mouchoir en soie, et un bidon d’essence rouge. Ce déplacement dans les matériaux met en tension deux mondes que tout semble opposer : l’insurrection urbaine armée et les célébrations festives et arrosées. De manière très simple et ironique, son « Cocktail Molotov » s’inspire du « cocktail » du bar. Le mouchoir blanc, de la même manière, devient ambivalent, entre le mouchoir blanc de la capitulation, la mèche enflammée de la bombe, ou le tissu délicat d’une jeune fille. En faisant se rejoindre et se confondre ces symboles contraires, Cyrielle Tassin construit ce qu’elle a nommé par un oxymore, ses « Catastrophes douces ». Elle nous pose ainsi la question de savoir comment une catastrophe, une insurrection populaire, une révolte peut être adoucie, ou si finalement, tenter de les rendre plus douces, plus légères, ne serait pas fatalement ironique.

Danielle Gutman Hopenblum Où l’on relate les aventures héroïques d’un groupe de peintres contemporain

Danielle Gutman Hopenblum Où l’on relate les aventures héroïques d’un groupe de peintres contemporain, vernissage de l'exposition DISCORDE au 100ecs Crédit photo : Priscilla Trabac

Danielle Gutman Hopenblum

Où l’on relate les aventures héroïques d’un groupe
de peintres contemporain, depuis 2014

Quelle est la première image que vous évoque une « scène d’action » ? Probablement une scène de combat d’un James Bond telles que celles utilisées par Danielle Gutman Hopenblum dans sa série de peintures. On y trouve des hommes en costume dans des scènes de lutte, de course poursuite, de menace à l’arme. Mais leurs visages ne sont pas peints et se résument à de la couleur rougeoyante, ils pourraient être n’importe qui. Aussi la violence inhérente au sujet se dilue dans ces images un peu « pop ».
Cependant des post-it porteurs d’une phrase sont collés à même l’image, déclarant par exemple : « la place de la peinture dans l’art contemporain était une source constante de conflit entre eux ». Ces messages portent à chaque fois sur les tiraillements d’un artiste « en action » devant son travail, ou des questionnements plus larges portant sur l’art. Ces images, pensées comme des images génériques de conflit, peuvent alors renvoyer à des conflits artistiques, des conflits intellectuels ou encore des conflits personnels. Des conflits dont on ne garderait comme point commun que l’énergie et le choc, et pour lesquels la violence ne constituerait pas une réponse.

Laurent Odelain Roc, exposition DISCORDE au 100ecs

Laurent Odelain Roc, exposition DISCORDE au 100ecs Crédit photo : Priscilla Trabac

Laurent Odelain 

Roc, 2015

Roc est une confrontation. Un outil rencontre un matériau auquel il n’est pas destiné et au contact duquel il devient vulnérable. L’outil, une vieille hache à manche court, est utilisé pour tenter de tailler - fendre, marquer, sculpter, détruire - l’objet-matière, un roc calcaire blanc émergeant du sol dans une parcelle forestière fraîchement et entièrement déboisée. Le corps actif s’acharne et s’épuise, déterminé dans son péril entre deux formes qui s’entrechoquent. Cette action longue, répétitive et insensée, modifie néanmoins par son passage l’aspect du roc qui demeurera inerte, à peine affecté.

Laurent Odelain et Emma Perrochon, Riedgartu, vernissage DISCORDE

Laurent Odelain et Emma Perrochon, Riedgartu, vernissage DISCORDE Crédit photo : Priscilla Trabac

Laurent Odelain & Emma Perrochon

 Riedgartu, 2015 - 2016

Dans la montagne suisse, au lieu-dit Riedgartu, un feu gagne une structure en direction… d’un bloc de neige. La scène, quelque peu incongrue, laisse vite place à l’imaginaire. Dans ce dispositif, la chaleur du feu menace le bloc de neige au‑dessus de lui, pourtant si celui-ci venait à fondre complètement, il éteindrait de ce fait le feu sous lui. Cette confrontation entre les deux éléments ne paraît pas pouvoir trouver de vainqueur, les forces s’annulent l’une et l’autre dans le conflit. La vanité de cette scène lui confère son aspect profondément poétique, qui n’est pas sans rappeler le titre d’un ouvrage de Régis Debray, « La neige brûle ».

Guillaume Lo Monaco, Souvenirs

Guillaume Lo Monaco, Souvenirs

Guillaume Lo Monaco

Souvenirs et Permissions, 2016

Ce que révèle Guillaume Lo Monaco, ce sont des angoisses sourdes dans des situations pourtant anodines, ou dans des objets qu’on ne questionne plus. Souvenirs est une œuvre détournant les médailles de guerres, remplaçant les étoiles métalliques par des photographies de scènes de guerre. La récompense honorifique est par ce traitement rendue dérisoire, peut-elle racheter les horreurs et les traumatismes subis. De quoi est-elle réellement le souvenir ?
Plus frappant encore, Permissions est une œuvre suggérant le repos après un combat (une permission). Les chaises longues de vacances sont soudainement traversées de bandes colorées qui sont celles de médailles de guerre. Pourtant l’œuvre veut évoquer a contrario la menace d’un repos éternel, d’une mort physique ou d’une mort de la société qui n’avancerait plus. Une tension conflictuelle semble traverser chaque objet que nous présente soudain l’artiste.

Megan Laurent, Un dimanche midi

Megan Laurent, Un dimanche midi. Crédit photo : Priscilla Trabac

Megan Laurent

Un dimanche Midi, 2013

Dans les photographies de Megan Laurent, le corps se dessine entre apparition et disparition, comme s’il était trop évanescent pour être fixé. Fragile, il se dédouble, se répond, et s’exprime sur les textes qui accompagnent chaque portrait. Ces pensées humanisent ces corps par les mots : ce n’est plus une ombre seule qui nous est présentée, mais un être qui pense, doute, se souvient. Ces pensées vont et viennent, évoluent, se meuvent et s’inscrivent sur des papiers calques froissés, eux-mêmes fragiles. La fragilité est ici le symptôme du conflit. Car si nous sommes apparemment un dimanche midi, près d’une fenêtre, dans un lieu blanc et calme, à un moment suspendu, les silhouettes construisent des situations de plus de gravité. Un pistolet pointé sur le cœur ou la tempe, une main supportant une tête dans un moment de doute, une pause autour d’une cigarette…
Les autoportraits de l’artiste nous font ressentir le silence de ces situations, et l’agitation psychologique qui se trame cependant.

Vincent Prieur Conflits Haute Visibilité, vernissage de l'exposition DISCORDE au 100ecs

Vincent Prieur, Conflits Haute Visibilité, vernissage de l'exposition DISCORDE au 100ecs Crédit photo : Priscilla Trabac

Vincent Prieur

Conflits Haute Visibilité, 2016

Les soldats portent des tenues de camouflage, l’armée garde secrètes ses opérations, le développement de nouvelles technologies de combat se fait dans la confidentialité la plus totale : Que voyons-nous réellement des conflits mondiaux ? Le renversement que produit l’œuvre de Vincent Prieur amène également à imaginer un futur dans lequel les combats et leurs combattants ne seraient plus dissimulés, mais affirmés, signalisés dans l’espace. Que se passerait-il alors lors de ces conflits ouverts ?
Ces habits des agents de l’armée sont des signes de sécurité et de vigilance. Pourtant, l’industrie de la mode a également récupéré ce motif camouflage, qui est devenu un vêtement tendance pour certains, identitaire pour d’autres. Ainsi l’artiste questionne ce que représentent véritablement ces habits militaires aujourd’hui. Peur, danger imminent, sécurité, mode ou identité, les réponses semblent nombreuses.

Maxime Lemoyne, Série Perception et Idéal, 2014-2015

Maxime Lemoyne, Série Perception et Idéal, 2014-2015 Crédit photo : Priscilla Trabac

Maxime Lemoyne

Série Perception et Idéal, 2014-2015

Perception et Idéal sont deux séries qui se répondent, étant question du regard que l’on pose sur soi, et du regard que l’on porte sur l’autre, engendrant la construction d’un idéal corporel. Les dessins de fragments de corps semblent suivre un regard analytique, ici les fesses, ici la poitrine, ici le ventre, scrutés les uns après les autres. Un conflit s’opère entre l’apparence du corps et l’agitation psychologique des êtres. Les corps, de petits dessins au milieu de l’espace blanc du papier, se révèlent dans leur nudité et suggèrent la difficulté de s’assumer. Les jets d’aérosols colorés semblent parfois venir en aide à ces corps nus en les protégeant du regard, en les habillant. Avec un titre évoquant un “idéal” générique, Maxime Lemoyne arrive ainsi à nous renvoyer à une question fondamentale : dans quelle mesure notre société permet-elle à l’idéal et au beau, subjectifs et personnels, de s’exprimer ?

Stefano Perobelli - People like semtex

Stefano Perobelli - People like semtex

Stefano Perobelli

People like semtex, Love, 2014

Dans une série de travaux appelée People like Semtex, Stefano Perobelli envisage les rapports de l’individu et du groupe, de l’individuel et du collectif. Pour ce faire il a conçu des pièces de puzzle portant chacune la photographie d’une personne, devenant le symbole d’un corps unique, et qui entre en dialogue avec une autre lorsque ces deux pièces s’emboîtent. Dans la série Love, les protagonistes de son puzzle sont sujets à la découverte du sentiment de l’amour. Stefano Perobelli cherche alors à montrer comment ce sentiment peut modifier la dynamique d’un groupe ou d’une personne. Unis, ou rapprochés, les deux corps-pièce de puzzle conservent leur unicité, tout en créant une forme nouvelle, à deux. Mais ceci n’est pas sans rappeler les tensions possibles entre individualité et fusion dans une même entité.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Discorde du 3 au 16 février

Le 100ecs (Établissement Culturel Solidaire)
100, rue de Charenton
75012 Paris

HORAIRES

Lundi – vendredi : 9h / 21h
Samedi : 10h / 18h


Exposition DISCORDE : du 3 février au 2 mars au 100ecs

En février Papotart vous invite
pour sa première exposition « Discorde »
en partenariat avec le 100ecs


L’exposition
Discorde explore la diversité des conflits petits ou grands qui parcourent nos vies. Dans un climat politique tendu, où la frustration d’impuissance et la fureur se colle à vous.
Au delà des conflits sociaux, il y a tous ces tracas personnels qui nous rongent. Ceux liés à notre physique et ceux qui touchent notre âme. On doute, on se déteste, on se contredit en basculant d’incertitude en certitude jusqu’à perdre pied.

Ainsi, toutes ses œuvres et performances donnent à voir ce dilemme  entre un affrontement total
et un dénouement heureux.
Ici, vous embarquez dans un voyage composé de subtilités passant de la violence festive à la surveillance en “haute visibilité”.

 

Exposition avec :
Danielle Gutman Hopenblum, Megan Laurent, Maxime Lemoyne, Guillaume Lo Monaco, Laurent Odelain et Emma Perrochon, Stefano Perobelli, Vincent Prieur, Cyrielle Tassin

L’exposition est prolongée jusqu’au 2 mars

Soirée performance jeudi 16 février de 19h à 22h avec :
Annie-Claire Alvoët, Baptiste Da Silva, Sura Haarp, Afour Rhizome, Axel Roy, Eun Young Lee, Arthur Zerktouni et Farid Ayelem Rahmouni


INFORMATIONS PRATIQUES

L’exposition est prolongée jusqu’au 2 mars

Le 100ecs (Établissement Culturel Solidaire)
100, rue de Charenton
75012 Paris

 

HORAIRES
Lundi – vendredi : 9h / 21hSamedi : 10h / 18h
Dimanche : se renseigner à l’accueil Jours fériés et Noël (24/12 – 01/01) : fermé
ACCÈS
Métro : Gare de Lyon ou Ledru-Rollin
RER : Gare de Lyon – Bus : 57 et 29
Vélib : Hector Malot n°12008 -Charenton n°12101

Label CAP’Ten 2016 : Retour en images

Petite mis à jour avec le pitch de Papotart en vidéo :


 

Quelques images du 4e Label Capten qui a eu lieu le 1er décembre à l'Hôtel de Ville de Paris parrainé par la Fondation GoodPlanet dans le cadre de la soirée Paris je m'engage

Cette soirée a mis en valeur l’engagement associatif et a permis à 9 associations de présenter leurs démarches.

Le Carrefour des Associations Parisiennes accompagne et forme les acteurs associatifs en leur proposant plus des formations. Créé en 2013, le Label Cap’Ten sélectionne chaque année une dizaine de projets qui bénéficient de formations pour développer leurs associations. Cette soirée a été présidée par Christian Cascio, directeur du CAP.

 

Les 9 associations du Label Cap'Ten 2016 :
Les renversés (Daisy Raynal &Laurie Marzougui), Espoir Cité (Medhi Mockel), Handinamik Kfé (Dany Rybicki Dobosz &Hélène Cartier), Papotart (Priscilla Trabac & Antoine Debacque), Seventy Five (François Plassard), Ludo Bougou (Hélène Danté), Ateliers Discepolin (Miguel Cueva & Anne Poisson), Au rythme du corps (Mathilde Serret), Seventy Five (François Plassard).

 

Pour en savoir plus sur les associations la Social Good Week vous a fait un récap en vidéo.

La 4ème Label CAP'Ten parrainé par la Fondation GoodPlanet de Yann Arthus Bertrand dans le cadre de la soirée Paris JeMengage

 

Mairie de ParisPartenaires CAP'Ten


APPEL AUX DONS : Rendre l’art contemporain accessible à tous

Cette année, Papotart vous a fait rencontrer des jeunes artistes méconnus, des lieux d’arts cachés et des œuvres magiques.
Pour continuer l'aventure nous avons besoin de vous pour :

  • acheter des micros, une sono, un vidéoprojecteur pour améliorer les soirées Papot’pitch et faire des podcasts des artistes rencontrés,
  • défrayer les transports des artistes, venus de toute la France et même au delà,
  • financer une partie de l'exposition et de la soirée performance du 26 janvier 2017 au 100ecs - Paris 12e (matériel).
 
Mais aussi nous aider à :
  • accompagner des jeunes artistes
  • réaliser des éditions pour faciliter l'accés à l'art contemporain
  • organiser des événements gratuits pour vous permettre de découvrir des jeunes artistes

Papotart c'est une équipe de bénévoles qui se relaient pour vous faire vivre tout plein de rencontres artistiques, toute l'année. Nous vous guidons, vous accompagnons pas à pas en organisant des événements dynamiques avec le monde de l’art contemporain et ses artistes. Pour nous l’art contemporain est un terrain d’expression artistique infini avec des artistes qui provoquent nos sensibilités et nous font rêver.

 

 

Papotart association est une association d'utilité publique de loi 190.
À ce titre tous vos dons sont déductibles des impôts à 60%


Appel à candidature expo et soirée performance

L’association Papotart lance un appel à candidature pour une exposition et une soirée performance
qui se déroulera dans les locaux du 100ecs sur la thématique du conflit.
L’exposition aura lieu du 3 au 16 février et la soirée performance se déroulera le jeudi 16 février dès 19h00.
Vous pouvez candidater jusqu’au 10 décembre à contact@papotart.com

 

le 100ecs

 

Quelques notions sur ce thème :

Partout où je regarde les conflits sont là, petit ou grand ils remplissent nos vies.

Mots clés : la confrontation, le duel, la joute, l’assaut, la lutte, le désaccord, la rivalité, la domination, la colère, l’autorité, la soumission, la haine, la contradiction, le doute, la fuite, l’apaisement, le dialogue, la communication, l’évitement.

Le conflit peut se créer de toute pièce, en se choisissant un ennemi et en s’armant contre lui. C’est le conflit facile par excellence. Mais bien souvent il se faufile partout, en nous même et dans nos relations aux autres. Ce qui est intéressant, c’est son ambivalence entre nécessité et aspect désagréable.

 

Les psychologues Dominique Picard et Edmond Marc considèrent que les conflits ne sont pas des erreurs de la communication, mais qu'il est aussi normal et banal de se disputer que de bien s'entendre : « les problèmes relationnels sont inhérents à la nature et à la dynamique d'une relation parce que vivre ensemble et communiquer, c'est compliqué et difficile »
Dominique Picard, Edmond Marc, Petit traité des conflits ordinaires, Le Seuil, p. 8.

 

Pour Mary Parker Follett
Le conflit n’est ni bon ni mauvais, c’est la manifestation d’une différence, l’expression naturelle de la diversité indispensable à la vie. Il faut simplement chercher à en tirer le meilleur parti.

Mais quand il n’y a plus de conflit ? Que se passe t-il ? La paix, le retour du soleil, le conflit apaisé pour mieux reprendre plus tard. À moins que ce soit l’oppression totalitaire qui s’installe vous interdisant toute forme de pensée pouvant conduire à la discorde ?

 

Quand, dans un État, vous ne percevez le bruit d'aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n'y est plus. D' Edouard Herriot

 


Seriez-vous capable de nous imposer vos conflits, en entrant dans l’arène ?
Qu’ils soient personnel, politique, sociaux, la notion du conflit est à prendre au sens large.
Cette thématique s’inscrit dans le cadre de :

  • une soirée performance se déroulant de 18h à 22h au 100ecs (100 rue de Charentons Paris 12) le 26 Janvier
  • sous la forme d’une exposition se déroulant pendant 2 semaines au 100ecs du 13 janvier au 26 janvier.

 

Tout médium accepté.
Les performeurs peuvent prendre à parti le public, les organisateurs ou encore les autres artistes.
Durant la soirée plusieurs performances auront lieu au milieu du public, il est dès lors important de réfléchir à un passage de relais entre les différents performeurs.

Pour candidater :

  • Un portfolio
  • Une note d’intention pour la performance
  • N’hésitez pas à joindre des fichiers en plus pour nous expliquer ce que vous comptez présenter (visuels, textes, vidéo, son…)

À envoyer à contact@papotart.com avant le 10 décembre.


Le louvre, une histoire de l’art contemporain

Tout commence par un documentaire anodin intitulé Les batailles du Louvre sur Arte. Au fil de cette traversée dans le temps, il m’est apparu un rapport évident avec le combat que nous menons tous ensemble pour l’art contemporain. Cet art si jeune, disputé de toutes parts, sans cesse critiqué, sans cesse renouvelé. Un art de liberté si important aujourd’hui et pourtant si décrié. Mais pour vous expliquer tout cela, rien de mieux qu’une petite histoire.

 

En 1666, le roi Louis XIV et sa cour quittent le palais du Louvre pour s’installer à Versailles laissant l’édifice en chantier. Abandonnée les ruines sont occupés par les académies d’art, de lettres et de sciences mais aussi les marchands ambulants, les échoppes, les baraques et lieux de plaisir. Sans plancher, ni toiture, le bâtiment inachevé est squatté par des artistes qui viennent vivre et produire ici dans des conditions déplorable, dangereuse pour le bâtiment lui-même.

Dès 1699 autorisé par Louis XIV, les expositions s’y succèdent, attirant un public de plus en plus large et en 1725 une grande exposition d’art contemporain a lieu dans les salons du Louvre, premier pas vers un art ouvert au grand public. Finalement les philosophes des lumières demande en 1765 au roi Louis XVI de faire évoluer le bâtiment pour devenir le plus grand musée d’art contemporain du XVIIe siècle. À la fin de la révolution, le 6 mai 1791 le muséum central des arts de la république est créé.

 

Hubert Robert grande-galerie-ruines

Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruines auteur(s) : Hubert Robert (1733-1808) dimension : H. 114 cm ; L. 146 cm matériaux : huile sur toile technique : peinture datation : 1796 lieu de conservation : Paris, musée du Louvre

 

Depuis l’art contemporain d’alors et devenu l’art ancien, tandis que notre art contemporain vit sa prime jeunesse avant de lui aussi rejoindre notre Histoire avec un grand H.

 

“ Les arts modernes, les art anciens c’est la même chose ! C’est à dire qu’à chaque moment de l’histoire les arts anciens ont été modernes et les arts que nous considérons modernes deviendront anciens et donc le temps n’a pas d’importance. Ce qui est magnifique c’est la force de la création humaine, à quel point la culture est importante dans l’histoire du monde. Elle est plus importante que les habitants qui se sont succédés ici ” J. M. G. Le Clésio, Les batailles du Louvre, 49:29, documentaire Arte, 2016.

 

Grande Galerie Aile Denon, premier étage, département des Peintures

La Grande Galerie du Louvre, aujourd’hui. Aile Denon, premier étage, département des Peintures

 

Oui, l’art contemporain choque les esprits, il est disparate, inégale, parfois incompris, voir révoltant, et oui, bien sûr, une partie de l’art est spéculative.

Pourtant cet art spéculatif qui fait la une des journaux ne représente à peine que 3% de la création artistique. Comme à chaque époque, l’art est fait d’expérimentations, de tests, dont l’histoire fera le tri pour faire ressortir les œuvres les plus représentatives. Son éclectisme peut faire peur à certains, qui n’apprécient guère certaine formes ou absence de forme mais, tout comme la musique dont chaque styles musicales a ses adeptes, entre classique ou métal, rock ou jazz, variétés ou techno… L’art contemporain avec son foisonnement productif illustre notre diversité et notre créativité.

 

Tomás Saraceno, Galaxies Forming along Filaments, Like Droplets along the Strands of a Spider’s Web, 2009. Elastic cords, dimensions variable. Installation view, Venice Biennale, 2009. Courtesy of the artist, Andersen’s Contemporary, Tanya Bonakdar Gallery and pinksummer contemporary art. Photo by Alessandro Coco.

Tomás Saraceno, Galaxies Forming along Filaments, Like Droplets along the Strands of a Spider’s Web, 2009. Elastic cords, dimensions variable. Installation view, Venice Biennale, 2009. Courtesy of the artist, Andersen’s Contemporary, Tanya Bonakdar Gallery and pinksummer contemporary art. Photo by Alessandro Coco.

Comment nier la force de l’art contemporain quand on regarde ce que nos ancêtres nous ont laissé dans le Louvre, et dans ces musées d’art ?

Qui sommes-nous pour refuser une partie de l’art actuel alors même que certaines de ses œuvres en leurs temps ont été associées à un art dégénéré ? Qui sommes-nous pour fermer des lieux d’art et de création alors que ceux-ci sont la mémoire de notre civilisation ? Qui sommes-nous pour oublier la création face au profit économique qui nous entoure ?

 

“Comme l’écrivait Sony Labou Tansi «J’ai peur quand ça se tait. Quand ça ne parle que dedans. L’intérieur est plus impitoyable que le dehors». Car la pensée ne doit jamais stagner comme une eau croupie dans des cercles restreints, elle doit circuler pour se renouveler, s’oxygéner, faire naître des constructions communes. Ou encore, comme l’électricité, se relier à la terre, sous peine de courts-circuits. Faute de quoi les humains sont menacés en tant qu’humains. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui. Fermer la vanne de cette circulation en enserrant les êtres dans un sac grossier de peur de soi et des autres n’est pas, comme on le croit, une privation infligée aux moins privilégiés qui préserverait les terres protégées de l’«élite», c’est une perte irrémédiable pour chacun. Ce n’est pas une question d’accès des uns au savoir et aux créations détenus par les autres. Ce dont il s’agit, c’est l’enrichissement de ces savoirs et de ces créations par l’échange permanent. L’eau qui ne circule plus s’appauvrit et perd son oxygène. Cette eau de mauvaise qualité n’abreuve plus personne. Pas même ceux qui pensent l’accaparer. Ils se trompent lourdement, ceux qui s’imaginent pouvoir jouir des grandes eaux de Versailles tout en épuisant les nappes phréatiques. Quand il n’y a plus d’eau, il n’y a plus d’eau. Pour personne.” Lettre ouverte aux responsables politiques qui pensent que la culture ne sert à rien, 5/07/2016 par Nicolas Roméas – https://goo.gl/xA93S3

 

Ainsi, comme à chaque moment de l’histoire, c’est par l’aide et le soutien aux jeunes artistes, aux grands artistes de demain que nous montrerons ce que fut l’image de notre société, ses interrogations perpétuels, ses expérimentations hasardeuses, ses aventures illustres.

 

Une société où « L’être humain cherche constamment à donner un sens à tout ce qu’il ressent, voit, entend ou vit. [Car comme le dit le Parlement européen] La sensibilité et l’expression culturelles constituent […] un ensemble de connaissances, d’aptitudes et d’attitudes particulièrement nécessaires à l’épanouissement et au développement personnels des individus, à leur inclusion sociale, à la citoyenneté active et à l’emploi.” Résumé du GUIDE SUR LA SENSIBILITÉ ET L’EXPRESSION CULTURELLES, AGENDA EUROPÉEN DE LA CULTURE PLANS DE TRAVAIL 2015-2018 ET 2011-2014 EN FAVEUR DE LA CULTURE, décembre 2015

Notre art contemporain, notre reflet, un marqueur de notre temps, la trace laissé par les artistes d’aujourd’hui sur notre civilisation. Voici l’art qui façonnera à sa manière le Louvre de demain.


Voir plus loin et plus grand avec CAP’Ten

Label CAP'Ten

Montrer ce qui se fait, inspirer, construire demain et réenchanter le monde

 

Le 1er décembre, venez soutenir Papotart, à l’Hôtel de Ville de Paris pour le Label CAP’Ten

Durant la soirée les 9 associations sélectionnés auront 10 minutes chacune pour convaincre des partenaires et prouver l’importance de leurs actions.

Le Label Cap’ten c’est 10 mois d’accompagnement par l’équipe du CAP ( Carrefour des Association Parisiennes), durant lesquelles les associations sélectionnées ont structuré leurs projets grâce à dix modules de formations.

 

Les 8 associations qui présenteront leurs projets au Cap’Ten 2016:
Les renversés (Daisy Raynal &Laurie Marzougui), Espoir Cité (Medhi Mockel), Handinamik Kfé (Dany Rybicki Dobosz &Hélène Cartier), Papotart (Priscilla Trabac & Antoine Debacque), Seventy Five (François Plassard), Ludo Bougou (Hélène Danté), Ateliers Discepolin (Miguel Cueva & Anne Poisson), Au rythme du corps (Mathilde Serret) et Yaralé (Assitan Keita).

 

Salle des fêtes de l'hôtel de ville de Paris (Photo de Sophie Robichon)

Salle des fêtes de l’hôtel de ville de Paris (Photo de Sophie Robichon)

La présentation de Papotart

La culture est un bien commun et pourtant aujourd’hui, il est très difficile de parler d’art. Portée par des artistes professionnels, l’association Papotart organise des rendez-vous culturels avec les artistes émergents. Comment rendre l’art contemporain accessible à tous ?

Bien que de nombreuses initiatives soient mises en place pour diffuser les jeunes artistes, l’art contemporain reste obscur pour la plupart des gens, car il manque souvent d’une amorce pour franchir le seuil de la porte. Papotart souhaite valoriser la jeune création contemporaine et lui redonner une place au cœur de la société. Des débats passionnés, des happenings, des jeux de piste culturels, des rencontres au plus près des artistes… Voici autant d’expériences partagées pour apprécier l’art et sa jeune création. Organisés en région parisienne, ces points de contact réguliers, ouverts à tous, viennent consolider le lien artiste – public en offrant à chacun des opportunités pour se confronter de manière active à l’art contemporain, questionnant sans cesse la société dans laquelle nous vivons.

 

“L’être humain cherche constamment à donner un sens à tout ce qu’il ressent, voit, entend ou vit”
Résumé du GUIDE SUR LA SENSIBILITÉ ET L’EXPRESSION CULTURELLES, AGENDA EUROPÉEN DE LA CULTURE PLANS DE TRAVAIL 2015-2018 ET 2011-2014 EN FAVEUR DE LA CULTURE, décembre 2015 Parlement européen.

 

 

Venez nous soutenir, réservez votre soirée !

La 4ème Label CAP’Ten parrainé par la Fondation GoodPlanet de Yann Arthus Bertrand
se tiendra dans le cadre de la soirée Paris JeMengage
sur inscription le jeudi 1er décembre 2016 à 18h00
à l’Hôtel de Ville de Paris 3 rue Lobau 75004
Plus d’information à ceven@paris.fr

 

Pour ne ratez aucune info participer à l’événement Facebook

Attention l’inscription est obligatoire :

 

Mairie de Paris

Partenaires CAP'Ten