Nelson Pernisco


né en 1993.
Vit et travaille à Paris
Etudie à l'école des Arts décoratifs de Paris
www.nelsonpernisco.com

Nelson Pernisco est né en 1993 et a étudié à l’école des Arts Décoratifs de Paris.

Sa pratique de la sculpture s’est construite essentiellement autour d’une vie citadine et industrielle, à n’en plus voir les horreurs du monde urbain, et en s’accommodant au déclin du monde contemporain. Les matériaux employés se revendiquent comme référents du réel, du quotidien et du banal. Ils ne sont peut-être qu’une autre manière de designer l’esthétique dystopique contemporaine. Celle d’un futur négatif, cataclysmique ou moribond qui rejoint dans sa vision rétroactive du temps, un temps immémorial voire préhistorique.

L’idée de la trace m’intéresse tout particulièrement car elle évoque le temps, elle fixe cette fraction, cette séquence infnitésimale ou le passé et le futur refluent dans le présent. Fascination de l’instant, conçue à la fois comme la fine pointe du mouvement et comme un saut possible hors du temps, comme une ouverture pour accéder à travers lui à l’intemporalité. La trace c’est à la fois, la conservation dans la destruction, une permanence et une perte. Le vestige est une persistance. Dans son mouvement provisoirement suspendu, le charme de la ruine se fait entendre. Elle se présente telle une œuvre humaine tout en produisant l’impression d’être une œuvre de la nature. Elle coïncide silencieusement dans la ville, haut lieu de la modernité, avec le chantier, fragment inachevé du nouveau. A travers les espaces qu’il construit, il aspire à montrer le caractère brut de la matière, celle qui a vaincue, qui s’est inscrite dans le paysage qui lui était offert, jusqu’à son oubli, dévoré par la rouille. Celle qui se manifeste lorsque les musées commencent à disparaitre et que l’homme s’efface.

"Je me suis formé à l’école des Arts décoratifs de Paris, en faisant du skate et en évoluant dans la vie associative à travers d’anciennes usines réhabilitées en espaces de travail et d’exposition autogérés. Ma pratique de la sculpture s’est construite essentiellement
autour d’une vie citadine et industrielle, à n’en plus voir les horreurs du monde urbain, et en s’accommodant au déclin du monde contemporain. 

Les matériaux employés se revendiquent comme référents du réel, du quotidien et du banal. Ils ne sont peut-être qu’une autre manière de designer l’esthétique dystopique contemporaine. Celle d’un futur négatif, cataclysmique ou moribond qui rejoint dans sa vision rétroactive du temps, un temps immémorial voire préhistorique. 

L’idée de la trace m’intéresse tout particulièrement car elle évoque le temps, elle fixe cette fraction, cette séquence infinitésimale ou le passé et le futur refluent dans le présent. Fascination de l’instant, conçue à la fois comme la fine pointe du mouvement et comme un saut possible hors du temps, comme une ouverture pour accéder à travers lui à l’intemporalité. 

La trace c’est à la fois, la conservation dans la destruction, une permanence et une perte.
Le vestige est une persistance.

Dans son mouvement provisoirement suspendu, le charme de la ruine se fait entendre. Elle se présente tel une oeuvre humaine tout en produisant l’impression d’être une œuvre de la nature. Elle coïncide silencieusement dans la ville, haut lieu de la modernité, avec le chantier, fragment inachevé du nouveau.

A travers les espaces que je construis, j’aspire à montrer le caractère brut de la matière, celle qui a vaincue, qui s’est inscrite dans le paysage qui lui était offert, jusqu’à son oubli, dévoré par la rouille. Celle qui se manifeste" Nelson Pernisco

 

Performance de Nelson au Papot'pitch #4 à l'O'berzinc

 

Nelson Pernisco, Le commencement et la fin, 2014

Nelson Pernisco, Le commencement et la fin, 2014, Ciment, sable, gravier, fer à béton 120 x 120 x 120 cm. Vue de l’exposition INDUSTRIES à L'Amour, Bagnolet. Une pyramide composée de sable, de ciment et de gravier est formée au centre d'une structure de fer à béton cubique. Les quantités de sable, ciment et gravier mises en œuvre, correspondent au dosage nécessaire pour, mélangé à de l'eau, créer une forme en béton aux proportions de la structure.

 

Nelson Pernisco, Là où se greffe le vide, 2015,

Nelson Pernisco, Là où se greffe le vide, 2015, Ventilations, béton armé ; Dimensions variables. "Le béton, combiné à l’acier des ventilations, s’impose au travers des moteurs et des creux, comble les vides. Il fait objet de capture du souffle antérieur de ces machines. Métamorphose entre métal et béton, entre objet industriel et architecture. Les objets prétendent à devenir l’espace qui les accueille et vice versa. Véritable vestige industriel qui se confronte à des formes architecturales."


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